Ottawa, le 13 décembre 2006
4214-14
4218-22
Le 28 novembre 2006, conformément au paragraphe 38(1) of de la Loi sur les mesures spéciales d’importation, le président de l’Agence des services frontaliers du Canada a rendu une décision provisoire de dumping concernant certains fils machine de cuivre originaires ou exportés du Brésil et de la Fédération de Russie et a rendu une décision provisoire de subventionnement de certains fils machine de cuivre originaires ou exportés du Brésil.
Fils machine de cuivre d’un diamètre d’au moins 6 mm et n’excédant pas 11 mm, fabriqués selon le marquage B 49 de la American Society for Testing and Materials (ASTM) ou son équivalent, originaires ou exportés du Brésil et de la Fédération de Russie.
| 7408.11.11.00 | fils de cuivre; en cuivre affiné; dont la plus grande dimension de la section transversale excède 6 mm; n’excédant pas 9,5 mm; non revêtus ou recouverts. |
| 7408.11.20.10 | fils de cuivre; en cuivre affiné; excédant 9,5 mm mais n’excédant pas 12,7 mm; non revêtus ou recouverts. |
Importations de certains fils machine de cuivre
(1er janvier 2005 au 30 juin 2006
| Importations au Canada | % du total des importations |
|---|---|
| Brésil | 52,4 % |
| Russie | 29,3 % |
| États-Unis | 18,2 % |
| Autres pays | 0,1 % |
| Total des importations | 100 % |
| Pays | Marge de dumping estimative en pourcentage du prix à l’exportation | Estimation des marchandises sous-évaluées en pourcentage des importations par pays | Importations par pays en pourcentage du total des importations | Estimation des marchandises sous-évaluées en pourcentage du total des importations |
|---|---|---|---|---|
| Brésil | 5,8 % | 94,8 % | 52,4 % | 49,7 % |
| Russie | 18,4 % | 100,0 % | 29,3 % | 29,3 % |
| Subventionnement | Montant de subvention estimatif en pourcentage du prix à l’exportation | Estimation des marchandises subventionnées en pourcentage des importations par pays | Importations par pays en pourcentage du total des importations | Estimation des marchandises subventionnées en pourcentage du total des exportations |
|---|---|---|---|---|
| Exemption de l’impôt sur le revenu | 1,8 % | |||
| Exemption des cotisations au COFINS sur les exportations (subvention à l’exportation) |
1,4 % | |||
| Exemption des cotisations au PIS sur les exportations (subvention à l’exportation) | 0,3 % | |||
| Total | 3,5 % | 100,0 % | 52,4 % | 52,4 % |
Courrier:
Centre de dépôt et de communication des documents de la LMSI
Programme des droits antidumping et compensateurs
Direction des programmes commerciaux
Agence des services frontaliers du Canada
100, rue Metcalfe, 11e étage
Ottawa, Ontario
K1A 0L8
Canada
Téléphone:
Denis Chénier 613-954-7394
Vincent Gaudreau 613-954-7262
Télécopieur:
Centre de dépôt des documents de la LMSI
613-948-4844
Courriel
simaregistry-depotlmsi@cbsa-asfc.gc.ca
Site Web:
http://www.cbsa-asfc.gc.ca/sima
Directeur général intérimaire
Direction des programmes commerciaux
Darwin Satherstrom
1. Nouvel avis complet conformément à l’article XVI: 1 du GATT de 1994 et à l’article 25 de l’Accord sur les subventions et les mesures compensatoires de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), document OMC G/SCM/N/123/BRA en date du 20 octobre 2005.
2. Liste des bénéficiaires de l’aide au développement officielle du Comité d’aide au développement (Liste des bénéficiaires de l’aide du CAD), établie par l’Organisation de coopération et de développement économiques, au 1er janvier 2003, en ligne : http://www.oecd.org/dataoecd/35/9/248852.pdf
Renseignements généraux :
Des renseignements sur les « Adiantamentos sobre Contratos de Câmbio » (ACC), ou avances sur les contrats de change, ont été fournis par Caraíba Metais S/A (Caraíba), le producteur des fils machine de cuivre qui a exporté au Canada durant la période visée par l’enquête, du 1er janvier 2005 au 30 juin 2006. Les ACC figuraient sur la liste des prêts en vigueur durant la PVE.
Selon le Guide de l’exportateur du gouvernement du Brésil, mis à jour en septembre 2005, les ACC constituent un type de financement qui permet aux exportateurs d’obtenir des ressources financières à des taux d’intérêt internationaux plus une prime de risque; les taux d’intérêt plus bas donnent lieu à des coûts de production inférieurs et accroissent donc la compétitivité, en plus des gains possibles provenant d’investissements intérieurs.
Fondement juridique :
Les ACC sont régies par le Règlement sur le marché des changes et les capitaux internationaux du Brésil, Titre 1 – Marché des changes, chapitre 3 – Contrat de change, section 3 – Avances sur les contrats de change. La dernière version a été publiée le 9 mars 2005, en vertu de la circulaire 3 280. Conformément à ce règlement, une ACC est une avance en fonction du prix, dans la monnaie nationale, de la devise étrangère achetée pour livraison future.
Critères d’admissibilité :
Selon le gouvernement du Brésil, tous les exportateurs peuvent demander à bénéficier d’ACC, à tout moment, auprès de banques commerciales en se fondant sur des contrats de change à terme à l’exportation.
Détermination de la subvention :
En général, l’octroi de prêt par un gouvernement constitue une contribution financière en vertu de l’alinéa 2(1.6)a) de la Loi sur les mesures spéciales d’importation (LMSI). De plus, l’octroi de prêts par une entité non gouvernementale que le gouvernement a autorisé à octroyer des prêts ou à qui il a demandé de le faire peut aussi constituer une contribution financière en vertu de l’alinéa 2(1.6)d) de la LMSI. Un avantage est conféré à un bénéficiaire lorsqu’un prêt est octroyé à un taux d’intérêt qui est inférieur à celui que le bénéficiaire pourrait recevoir sur un prêt commercial national non garanti, selon les calculs prévus aux articles 28 et 29 du Règlement sur les mesures spéciales d’importation (RMSI).
Selon le gouvernement du Brésil, les ACC sont des transactions qui peuvent être obtenues auprès des banques commerciales autorisées à opérer sur le marché étranger au Brésil, financées par des lignes de crédit privées accordées par des banques étrangères, sans fonds publics. Le rôle du gouvernement du Brésil fera l’objet d’un examen plus poussé afin d’établir si les ACC nécessitent une contribution financière du gouvernement du Brésil, en particulier pour déterminer si les banques commerciales au Brésil sont tenues en vertu de la loi brésilienne d’octroyer ces prêts de la manière énoncée à l’alinéa 2(1.6)d) de la LMSI. Si l’ASFC détermine qu’une contribution financière existe, elle doit alors envisager de sélectionner les indices commerciaux les plus appropriés qui lui permettront de déterminer si un avantage a été conféré à l’exportateur.
En déterminant si un avantage possible a été conféré par la contribution financière, l’ASFC doit continuer à examiner les intérêts gagnés présumés attribuables aux fonds obtenus de prêts ACC qui sont investis par le bénéficiaire jusqu’à ce que le fonds de roulement soit requis.
Détermination de la spécificité :
S’il est constaté que les ACC constituent une subvention, l’ASFC doit alors déterminer si la subvention est spécifique. L’octroi de prêt ACC semble être limité aux exportateurs ou en ce qui a trait aux ventes à l’exportation. À cet égard, en vertu de la LMSI, une subvention qui dépend, en totalité ou en partie, des résultats à l’exportation constitue une subvention à l’exportation qui est réputée spécifique en vertu de l’alinéa 2(7.2)b) de la LMSI.
Caraíba a déclaré dans sa réponse à la DDR de l’ASFC que la société n’avait pas reçu de tels prêts. Le gouvernement du Brésil a déclaré dans sa réponse à la DDR de l’ASFC qu’aucun exportateur de fils machine de cuivre n’avait reçu de tels prêts. L’ASFC vérifiera ses réponses aux fins de la phase finale de l’enquête.
Caraíba a fourni des renseignements sur certains prêts de la BNDES. L’ASFC fera une enquête plus poussée sur ces prêts aux fins de la phase finale de l’enquête.
Caraíba a déclaré que la société n’avait pas reçu d’aide financière du FINOR. Le gouvernement du Brésil a déclaré qu’aucun exportateur de fils machine de cuivre n’avait participé au programme FINOR. L’ASFC vérifiera ces réponses aux fins de la phase finale de l’enquête.
Caraíba a déclaré que la société n’avait pas reçu de fonds du FNE. Le gouvernement du Brésil a déclaré que Caraíba n’avait pas participé au programme FNE. L’ASFC vérifiera ces réponses aux fins de la phase finale de l’enquête.
Caraíba a déclaré qu’elle avait contribué des fonds à un projet FINEP à titre de commanditaire. Le gouvernement du Brésil a déclaré que Caraíba n’avait pas reçu de fonds FINEP et que le FINEP et Caraíba avaient fourni des fonds pour des projets de recherche. L’ASFC vérifiera ces réponses aux fins de la phase finale de l’enquête.
Renseignements généraux :
Le programme « Superintendência para o Desenvolvimento do Nordeste » (SUDENE), qui a expiré en août 2001, fournissait une aide à la région du Nord-Est du Brésil économiquement désavantagée au moyen d’allègements fiscaux. Les obligations contractuelles dans le cadre du SUDENE sont maintenues par l’Agence de développement « Agência de Desenvolvimento do Nordeste » (ADENE). Caraíba a reçu une exemption de l’impôt sur le revenu sur dix ans, de 2001 à 2010, en vertu d’une directive provenant des responsables de SUDENE.
Fondement juridique :
Le texte accordant l’exemption fiscale à Caraíba est la Directive 0058/2001 publiée le 30 octobre 2001, par la fonction publique fédérale, Bureau d’intégration national, conformément à l’article 37 de la loi no 5.508 du 11 octobre 1968 et de la résolution no 6.596 du 29 février 1972, par le conseil d’administration de SUDENE.
SUDENE, l’autorité responsable du développement de la région du Nord-Est, a été créé par la loi 3692 le 15 décembre 1959. La mesure provisoire 2157-5 d’août 2001 a mis fin à SUDENE. Les obligations assumées par SUDENE ont été reprises par ADENE, sous la responsabilité du ministre de l’Intégration nationale, conformément à la loi 9532/97. La compétence de SUDENE/ADENE s’applique aux États fédéraux désignés de la région du Nord-Est, y compris l’État de Bahia, où Caraíba est établie.
Critères d’admissibilité :
Les sociétés bénéficiaires doivent être classées dans la catégorie des secteurs de production considérés comme prioritaires en vertu des termes du décret 4213/2002 et doivent se trouver dans la zone de responsabilité de l’ancien programme SUDENE qui inclut l’État de Bahia.
Détermination de la subvention :
Le programme ADENE (ancien SUDENE) est désigné comme une subvention précise dans le nouvel avis complet du gouvernement du Brésil conformément à l’article XVI:1 du GATT de 1994 et à l’article 25 de l’Accord sur les subventions et les mesures compensatoires de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), document OMC G/SCM/N/123/BRA en date du 20 octobre 2005.
L’exemption fiscale est considérée comme une contribution financière en vertu de l’alinéa 2(1.6)b) de la LMSI. Dans un tel cas, l’avantage conféré au bénéficiaire est égal au montant de la réduction ou de l’exemption du montant d’impôt payable par le bénéficiaire. Conformément au paragraphe 27(2) du RMSI, tout montant qui, en l’absence d’une exonération, est non perçu par le gouvernement est traité comme une prime en vertu de l’article 27 du RMSI.
Détermination de la spécificité :
Cette subvention est une subvention spécifique en vertu de l’alinéa 2(7.2)a) de la LMSI au motif qu’elle est limitée aux entreprises situées dans la région du Nord-Est du Brésil.
Calcul de la subvention estimative :
Le montant de la subvention attribué aux marchandises en cause exportées par Caraíba a été estimé en appliquant le montant de l’épargne fiscale en 2005 exprimé en pourcentage du total du revenu imposable en 2005, et l’épargne fiscale estimative en pourcentage fondée sur les relevés financiers intérimaires portant sur janvier à juin 2006, et en appliquant l’épargne fiscale moyenne pondérée durant la PVE au prix à l’exportation des marchandises. Le montant de la subvention exprimé en pourcentage du prix à l’exportation était de 1,8 %.
Renseignements généraux :
Généralement, les contributions à COFINS sont évaluées à 7,6 % du revenu intérieur de l’entreprise moins 7,6 % du coût des intrants et des autres dépenses engagées pour générer le revenu intérieur. Les recettes à l’exportation sont exemptées. Les recettes du COFINS servent à des activités directement liées à la santé, à la sécurité sociale et au bien-être social.
Généralement, les contributions à PIS sont évaluées à 1,65 % du revenu intérieur de la société moins 1,65 % du coût des intrants et des autres dépenses engagées pour générer le revenu intérieur. Les recettes à l’exportation sont exemptées. Les recettes du PIS financent les programmes d’assurance-chômage et de salaire minimum.
Fondement juridique :
La loi 10.637/2002 et la loi 10.833/2003 du Brésil ont respectivement mis en place les contributions au PIS et au COFINS. Des révisions ont été apportées en vertu de la loi 10.865/2004, de la loi 11.051/2004 et de la loi 11.196/2005.
Critères d’admissibilité :
L’exemption des recettes d’exportation fait partie intégrale des lois régissant le PIS et le COFINS et des systèmes de déclaration.
Détermination de la subvention :
Le gouvernement du Brésil est d’avis que le PIS et le COFINS sont des taxes indirectes non cumulatives et que l’Accord relatif aux subventions et aux mesures compensatoires (entente de subvention) de l’OMC autorise l’exemption du paiement de telles taxes sur les exportations, à condition qu’elles ne soient pas supérieures à celles qui ont été accumulées. L’ASFC a provisoirement déterminé que le PIS et le COFINS sont des impôts sur le revenu basés sur les recettes nettes et que l’exemption du paiement des contributions au PIS et au COFINS concernant les exportations constitue une subvention à l’exportation.
L’ASFC poursuit son enquête sur cette subvention présumée. S’il est établi que les cotisations au COFINS/PIS constituent un impôt direct (p. ex. impôt sur le revenu) ou des cotisations de sécurité sociale, la totalité de l’exemption sera jugée constituer une subvention. Dans l’alternative, s’il est établi que les cotisations au COFINS/PIS constituent des taxes internes (p. ex., taxes indirectes cotisées sur des marchandises), le subventionnement à l’exportation serait tout montant exempté ou remis excédant le montant cotisé sur les ventes intérieures.
Dans l’un ou l’autre de ces cas, l’exemption aux entreprises de payer des impôts directs ou des cotisations de sécurité sociale, ou l’allégement excédentaire de taxes indirectes sur des marchandises exportées, constituerait une contribution financière en vertu du paragraphe 2(1.6) de la LMSI. Dans de tels cas, l’avantage conféré à un bénéficiaire est égal au montant de l’exemption ou de l’allégement excessif du montant de taxes payable par le bénéficiaire.
Détermination de la spécificité :
Une subvention qui dépend des résultats à l’exportation constitue une subvention à l’exportation jugée être spécifique en vertu de l’alinéa 2(7.2) de la LMSI.
Calcul de la subvention estimative :
Le montant de la subvention à l’exportation octroyée à Caraíba en pourcentage du prix à l’exportation a été estimé comme étant le montant des contributions au PIS et au COFINS payées durant la PVE, exprimé en pourcentage des ventes intérieures. Le montant estimatif de la subvention à l’exportation relativement au PIS et au COFINS a totalisé 1,7 % du prix à l’exportation.
Caraíba a expliqué que, en 1999, elle avait poursuivi en justice le gouvernement du Brésil au sujet de la base de calcul du PIS et du COFINS, qu’elle avait bénéficié d’une décision d’un tribunal autorisant Caraíba à suspendre le paiement, mais qu’elle avait continué à payer en utilisant une base de calcul différente. Caraíba a aussi expliqué que les lois régissant le PIS et le COFINS avaient été modifiées en 2004 et qu’elle avait payé les contributions au PIS et au COFINS conformément à ces lois durant la PVE.
Le gouvernement du Brésil a expliqué que la suspension de l’exigibilité des cotisations au PIS et au COFINS en ce qui a trait à Caraíba n’est pas un programme du gouvernement du Brésil mais était le résultat d’une ordonnance judiciaire provisoire, qu’il fait toujours l’objet d’un débat en cour. Le gouvernement du Brésil a fourni une copie de la pétition de Caraíba en 1999 prétendant que les lois modifiant la base de calcul du PIS et du COFINS étaient inconstitutionnelles. Le gouvernement du Brésil a aussi expliqué de quelle façon, lorsqu’une décision judiciaire suspend l’exigibilité des cotisations, les sociétés doivent déclarer aux autorités fiscales fédérales la valeur de la suspension.
L’ASFC vérifiera ces réponses aux fins de la phase finale de l’enquête.
Caraíba a déclaré que le système des crédits présumés, appliqué à la taxe sur les produits industrialisés (IPI) pour compenser les cotisations au COFINS et au PIS payées sur les intrants utilisés pour produire les marchandises destinées à l’exportation, n’était pas en vigueur durant la PVE et qu’elle n’avait pas demandé à bénéficier de tels crédits durant la PVE.
Le gouvernement du Brésil a expliqué le système précédent ainsi que le nouveau système étaient entrés en vigueur en 2004, avant la PVE. Le gouvernement du Brésil a expliqué que, dans le cadre du nouveau système, un crédit IPI présumé être un remboursement pour des paiements des cotisations au PIS et au COFINS n’est plus applicable.
L’ASFC vérifiera ces réponses aux fins de la phase finale de l’enquête.
Caraíba a expliqué les points suivants : ce n’est pas le gouvernement du Brésil qui lui a accordé une exemption; Caraíba a plutôt bénéficié d’une décision de la Cour fédérale stipulant que la loi sur la CSSL était inconstitutionnelle, y compris une ordonnance du tribunal exemptant Caraíba de payer la CSSL; dans une autre contestation constitutionnelle ne visant pas Caraíba, la Cour suprême a déclaré que la loi sur la CSSL était constitutionnelle; le gouvernement du Brésil a entamé une poursuite en justice visant à annuler la décision judiciaire précédente exemptant Caraíba de payer la CSSL.
Le gouvernement du Brésil a expliqué que la suspension du paiement de la CSSL concernant Caraíba n’est pas un programme du gouvernement du Brésil mais a découlé d’une ordonnance judiciaire provisoire, qui fait toujours l’objet d’un débat en cour. Le gouvernement du Brésil a aussi expliqué de quelle façon, lorsqu’une décision judiciaire suspend l’exigibilité des cotisations, les sociétés doivent déclarer aux autorités fiscales fédérales la valeur de la suspension.
L’ASFC vérifiera ces réponses aux fins de la phase finale de l’enquête.
Caraíba a expliqué qu’elle avait bénéficié d’une ordonnance de tribunal en 1999 l’autorisant à suspendre le paiement de la CPMF, laquelle ordonnance a été annulée en 2001. Caraíba a déclaré qu’elle avait payé la CPMF durant la PVE.
Le gouvernement du Brésil a expliqué que la suspension du paiement de la CPMF concernant Caraíba n’est pas un programme du gouvernement du Brésil mais a découlé d’une ordonnance judiciaire provisoire, qui fait toujours l’objet d’un débat en cour. Le gouvernement du Brésil a aussi expliqué de quelle façon, lorsqu’une décision judiciaire suspend l’exigibilité des cotisations, les sociétés doivent déclarer aux autorités fiscales fédérales la valeur de la suspension.
L’ASFC vérifiera ces réponses aux fins de la phase finale de l’enquête.
Caraíba a mentionné dans la liste de prêts le « prépaiement des exportations ». Le gouvernement du Brésil a donné en référence le règlement pertinent « Règlement sur le marché des changes et les capitaux internationaux, Titre 1 – Marché des changes, chapitre 11, Exportation, Section 4 – Reçu des avances ». Ces prêts feront l’objet d’une enquête d’une manière semblable à celle décrite dans le cas des ACC.
Caraíba et le gouvernement du Brésil ont répondu que Caraíba bénéficie de drawback sur les intrants utilisés pour produire les marchandises en cause exportées au Canada. L’ASFC vérifiera l’utilisation que fait Caraíba des drawbacks et l’administration par le gouvernement du Brésil de son programme de drawback. Même si les drawbacks ne sont pas une subvention, les drawbacks excessifs ou administrés de façon inappropriée par le gouvernement peuvent constituer une subvention à l’exportation.
Caraíba a déclaré qu’elle n’avait pas bénéficié d’autres avantages comme cela a été prétendu. Le gouvernement du Brésil a aussi déclaré que Caraíba n’avait pas bénéficié d’autres avantages comme cela a été prétendu, sauf peut-être un report possible des droits de l’État sur les intrants importés pour produire les marchandises destinées à la consommation intérieure. L’ASFC vérifiera ces réponses aux fins de la phase finale de l’enquête.
CERTAINS FILS MACHINE DE CUIVRE
| Pays | Marge estimative de dumping * | Droits antidumping provisoires * | Montant estimatif de subvention * et des droits compensateurs provisoires | Total des droits provisoires applicables* |
|---|---|---|---|---|
| Brésil | ||||
| Caraíba Metais S/A | 5,8 % | 4,1 % | 3,5 % | 7,6 % |
| Tous les autres exportateurs | 18,4 % | 16,7 % | 3,5 % | 20,2 % |
| Fédération de Russie | ||||
| Tous les exportateurs | 18,4 % | 18,4 % | Pas applicable | 18,4 % |
* En pourcentage du prix à l’exportation
Note:
Les droits antidumping provisoires pour le Brésil ne sont pas égaux à la marge estimative de dumping pour les motifs suivants :
Lorsque des droits antidumping et compensateurs s’appliquent aux mêmes marchandises, les droits antidumping sont réduits du montant de la subvention à l’exportation applicable, qui a été estimé à 1,7 % dans ce cas. Par conséquent, les droits antidumping provisoires de 4,1 % (5,8 % moins 1,7 %) seront cotisés pour les exportations de Caraíba Metais et de 16,7 % (18,4 % moins 1,7 %) pour les marchandises de tout autre exportateur de marchandises en cause provenant du Brésil.
Par conséquent, le total des droits provisoires à payer pour les marchandises de Caraíba Metais sera de 7,6 % (3,5 % de droits compensateurs provisoires plus 4,1 % de droits antidumping provisoires) alors que le total des droits provisoires à payer pour des marchandises de tout autre exportateur des marchandises en cause provenant du Brésil sera de 20,2 % (3,5 % de droits compensateurs provisoires plus 16,7 % de droits antidumping provisoires).